Fuite, pardon, attente et embruns bretons

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Coucou les loutres !

Troisième semaine (je me félicite un peu désolée) ! Je reviens aujourd’hui pour vous parler de Gaëlle Josse et de son roman Une longue impatience. Ce livre m’a quand même suivi quelques mois avant que je ne me penche un peu plus sur son cas et que je l’achète !

Je vous en parle un peu plus !

Résumé éditeur

Ce soir-là, Louis, seize ans, n’est pas rentré à la maison. Anne, sa mère, dans ce village de Bretagne, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, voit sa vie dévorée par l’attente, par l’absence qui questionne la vie du couple et redessine celle de toute la famille.

Chaque jour, aux bords de la folie, aux limites de la douleur, Anne attend le bateau qui lui ramènera son fils. Pour survivre, elle lui écrit la fête insensée qu’elle offrira pour son retour. Telle une tragédie implacable, l’histoire se resserre sur un amour maternel infini.

Avec Une longue impatience, Gaëlle Josse signe un roman d’une grande retenue et d’une humanité rare, et un bouleversant portrait de femme, secrète, généreuse et fière. Anne incarne toutes les mères qui tiennent debout contre vents et marées.

« C’est une nuit interminable. En mer le vent s’est levé, il secoue les volets jusqu’ici, il mugit sous les portes, on croirait entendre une voix humaine, une longue plainte, et je m’efforce de ne pas penser aux vieilles légendes de mer de mon enfance, qui me font encore frémir. Je suis seule, au milieu de la nuit, au milieu du vent. Je devine que désormais, ce sera chaque jour tempête. »

Mon bilan

« Tu vas adorer ce livre !  » Voilà ce que m’avait dit ma collègue avant que je ne parte de la librairie. Beaucoup trop occupée, je n’en avait pas fait cas. Et voilà que je tombe dessus au Cochon bleu à Lecture (que je recommande à tout gersois qui se respecte). Au moment de passer à la caisse, la libraire entonne un petit « j’aurais bien aimé vous dire qu’il y en a un plus léger mais là … » (Je suis partie avec celui-là et La punition de Tahar Ben Jelloun). Que faire alors de la légèreté ?

Gaëlle Josse nous y parle amour maternel, famille recomposée, déception, disparition, attente… En effet, rien de léger.

En pleine Bretagne post seconde guerre mondiale, Louis s’en va. Il prend la mer, comme l’avait fait son père avant lui, pour ne plus supporter le désavoue de son beau-père. Anne, sa mère, devra donc faire la paix avec son passe, avec ses erreurs en attendant le retour de son fils.

À l’image des femmes de marins, elle sera là, sur la grève, à espérer le retour de Louis, l’arrivée d’un bateau. Et Dieu sait qu’elle est longue cette attente.

Pas de légèreté, non. Pourtant, ce roman est une merveille qui nous rappelle que la vie donne des coups et qu’il est parfois dure de s’en relever. Commence alors une longue impatience.

Un petit coup de coeur que je recommande chaudement.

Bonne lecture,

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