Politique, rétention et injustice – Tahar Ben Jelloun

IMG_0894.JPGCoucou mes loutres !

Hop Hop Hop, cette semaine je reviens sur ma découverte de Tahar Ben Jelloun en tant qu’auteur. Et je dois vous dire que cette deuxième rencontre avec ce grand homme ne m’a pas laissée de glace ! 

Je vous embarque donc dans ce roman en plein totalitaire.

On y va ?

Résumé éditeur

La punition raconte le calvaire, celui de dix-neuf mois de détention, sous le règne de Hassan II, de quatre-vingt-quatorze étudiants punis pour avoir manifesté pacifiquement dans les rues des grandes villes du Maroc en mars 1965. Sous couvert de service militaire, ces jeunes gens se retrouvèrent quelques mois plus tard enfermés dans des casernes et prisonniers de gradés dévoués au général Oufkir qui leur firent subir vexations, humiliations, mauvais traitements, manœuvres militaires dangereuses sous les prétextes les plus absurdes. Jusqu’à ce que la préparation d’un coup d’État (celui de Skhirat le 10 juillet 1971) ne précipite leur libération sans explication.
Le narrateur de La punition est l’un d’eux. Il raconte au plus près ce que furent ces longs mois qui marquèrent à jamais ses vingt ans, nourrirent sa conscience et le firent secrètement naître écrivain.

Mon bilan

Et voici la deuxième absence de légèreté de mois. Mon premier Tahar Ben Jelloun et la découverte de l’auteur, longtemps après celle du peintre, au détour d’une rue de Lille.

À travers le récit à la fois dur et réel, l’auteur nous amène dans les sombres années marocaines. Puni pour avoir participer à des activités politiques dans un État totalitaire, 94 étudiants sont envoyés dans un véritable camp de travail. Là-bas, zèles des militaires et humiliations sont là pour leur rappeler que rien ne sert de penser, que le pouvoir a les moyens de les écraser.

En nous racontant ses mois de captivité, le narrateur nous amène avec lui. Et on voudrait très vite que tout cela ce termine. Avec force et abnégation, il fait face tant qu’il pleut à cette rétention non justifiée et nous donne envie de nous révolter contre tous ces gouvernement qui torture de manière absurde tout ébauche de conscience.

Malgré le gravité du sujet abordé, j’ai aimé découvrir l’écriture de Tahar Ben Jelloun, sa capacité à nous embarquer, à nous révolter, a nous ouvrir, que j’avais déjà pu constater dans sa peinture et le récit sans détour d’une captivité injustifiée au regard des droits de l’Homme qui sonne comme un rappel de ce qu’il es en train de ce passer dans le monde.

Bonne lecture,

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