Poésie et cailloux, Les huit montagnes de Paolo Cognetti

IMG_1007.JPGCoucou les loutres !

Cette semaine je vous présente ma lecture de Paolo Cognetti à travers son premier roman : Les huit montagnes. Un coup de coeur littéraire paru l’année dernière dont on a beaucoup parlé sur les réseaux.

J’ai mis longtemps avant de le lire, parce que je me méfie des grosses médiatisations, j’en attends trop et je suis souvent déçue. Mais là, j’ai adoré.

On y va ?

Résumé éditeur

« Quel que soit notre destin, il habite les montagnes au-dessus  de nos têtes. »

Pietro est un garçon de la ville, Bruno un enfant des montagnes.  Ils ont 11 ans et tout les sépare. Dès leur rencontre à Grana,  au coeur du val d’Aoste, Bruno initie Pietro aux secrets de la  montagne. Ensemble, ils parcourent alpages, forêts et glaciers,  puisant dans cette nature sauvage les prémices de leur amitié.
Vingt ans plus tard, c’est dans ces mêmes montagnes et auprès de ce même ami que Pietro tentera de se réconcilier avec son  passé – et son avenir.
Dans une langue pure et poétique, Paolo Cognetti mêle  l’intime à l’universel et signe un grand roman d’apprentissage  et de filiation.

Mon avis

Waouh ! Il aura fallu que je m’y reprenne à deux fois, parce que la première, je n’étais pas du tout dedans… Dans une course effrénée à la rentrée littéraire, je n’avais pas de place pour la poésie.

Et là, je me suis dis : pourquoi pas le retenter un peu et si ça marche toujours pas, je laisse tomber.

Vingt-quatre heures de véritable obsession pour ce livre. Voilà ce qu’il s’est passé.

En effet, je crois que le bon moment, c’était maintenant. Passé les cinquante premières pages, il a été très difficile de lâcher le livre pour aller dormir ! Et ce, jusqu’à la fin, jusqu’à la dernière page, jusqu’à la dernière ligne qui a fini de m’achever.

Dans ce livre j’ai aimé l’amour entre trois hommes, j’ai aimé que la chose qui les lient soit la montagne. J’ai aimé les récits de grimpe qui font parfois sourire, et ces ascensions dans lesquelles l’auteur nous embarque.

J’ai aimé la place que prend la montagne, voilà, sa façon d’être là, de devenir familière, salvatrice, centrale. Mais aussi la manière dont elle rappelle, dangereusement, dont elle reprend ses droits quand elle veut, sans que l’on s’y attende. C’est toujours elle qui décide.

Ce roman nous livre, dans une poésie immense la montagne dans son entièreté. Sa capacité à nous permettre de nous retrouver, de nous unir, de nous aimer. Et sa violence cruelle et difficile à entendre.

Quelque soit la montagne, quelque soit l’endroit où elle se trouve sur terre, il y en a toujours une qui a plus d’importance. Et c’est ce que nous rappelle ce livre.

Bonne lecture.

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