Comment le syndrome de l’imposteur m’a fait perdre confiance en moi.

Coucou mes loutres,

En ce moment, je m’engage à vous rédiger du contenu de qualité (comme toujours) un peu plus personnel que d’habitude. J’ai envie de partager avec vous un peu plus que sur les sujets habituels.

Et puis confinement/déconfinement oblige, je ne me vois pas vous partager les 5 trucs à faire à Montpellier en famille ou encore la découverte d’un bled en Dordogne. C’est donc l’occasion de vous en dire un peu plus sur moi.

Aujourd’hui, je voulais revenir sur le syndrome de l’imposteur et sur les conséquences qu’il a eu dans ma vie.

Le syndrome de l’imposteur, quésaco ?

Si vous n’en avez jamais entendu parler, c’est simple : le syndrome de l’imposteur ça commence par un « c’est normal » et ça finit par un « qu’est-ce que je fous là ». C’est normal de rendre un dossier plus qu’aboutit en 3 jours après avoir travaillé dessus comme une acharnée (ce que tu ne diras pas à ton patron parce que ça aussi c’est normal). C’est normal qu’on te donne de plus en plus de missions alors que ton emploi du temps est déjà surchargé et qu’on te demande toujours la même qualité de travail. Mais cette tâche-là, un peu plus responsabilisante que les autres, tu n’es pas sûre de pouvoir la mener seule comme on te le demande. En fait si, tu en es capable, et tu vas le faire consciencieusement comme d’habitude. Et puis un jour tu te demandes « pourquoi moi ? ». Tu doutes de tes compétences à assumer ce job et pourtant, c’est toi qu’on a mis là.

Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire cet article très bien fait sur Welcome To The Jungle

Comment ça arrive ce genre de chose ?

Pour être très claire, ça ne vous tombe pas dessus comme on tombe d’une chaise (désolée), c’est très subtil et ça s’insinue en vous comme un serpent.

Pour moi, ça commence par une importance très forte accordée à l’humilité. Ce besoin de rester humble qui vire à l’obsession, rentre dans le schéma de pensée et pousse, à force de rabâchage à croire du fond du cœur que tout ce que tu fais est normal.

L’humilité c’est bien, mais sans forcement se vanter, être fière de soi c’est mieux.

Et se rendre compte que non, tout le monde n’aurait pas rendu la même qualité de travail, c’est regarder aussi tous les efforts que t’as mis en place en face. C’est rendre honneur à toutes les heures de travail que tu as effectuées pour rendre ce que tu as rendu.

L’humilité en public c’est une qualité, j’en reste convaincue. Mais la part de chance qu’il existe dans la vie ne peut pas être l’excuse à tout ce qu’il t’arrive de bien.

Se regarder dans le miroir en se demandant comment on en est arrivée là.

Il arrive un jour où c’est intenable. Tu considères injuste que cet autre ait pu accéder aux missions que tu souhaitais, ça te ronge. Mais à y regarder de plus près, tu n’as jamais exprimé le fait de vouloir le faire. Et personne ne peut savoir à ta place si tu ne parles pas.

Tu te regardes dans le miroir et tu restes convaincue que si tu as la vie que tu as aujourd’hui, c’est un concours de circonstances atténuantes qui ne dépendent absolument pas de tes compétences et tes connaissances.

Tu passes un entretien en sachant pertinemment que si le recruteur t’embauche, ce ne sera pas parce que tu as réussi à vendre ta plue-value. Parce que de toute façon, tu n’en as pas.

C’est terrible pour la confiance en soi le syndrome de l’imposteur. Et couplé avec un sentiment d’injustice, c’est sympa pour ta vision du monde…

On s’en sort comment ?

Je ne crois pas qu’il y ait de recette miracle, mais je peux vous expliquer mon cheminement (qui est loin d’être terminé croyez moi).

Je me suis retrouvée deux fois d’affilée sous la responsabilité hiérarchique de malades castratrices et obsessionnelles du contrôle. N+1 qui passaient leurs journées a dévaloriser le travail et les idées des autres. Dans ce cas là, deux options s’ouvrent à toi; j’ai fais les deux du coup histoire de pouvoir comparer. La première fois, je me suis laissée ronger et même parfois auto-flagellée, et la deuxième fois, je me suis blindée. J’ai mis de la distance entre les propos de quelqu’un que je n’estimais pas (peut-être que ça a aidé) et ce que je pensais de moi-même. J’ai appris à me raccrocher aux petites victoires pour garder la pêche et ne pas sombrer.

Ensuite, j’ai fais la liste de tout ce qui m’étais arrivé de cool dans ma vie. Et je me suis attachée à reconnaître dans chacune des situations ma part de responsabilité. Ce qui chez moi, avait déclenché cet événement. C’est pas toujours simple, mais ça fait du bien de se rendre compte que non, tout n’est pas le fruit du hasard, et que si tu as eu les deux concours que tu as présenté (par exemple), ce n’est pas parce que de la poussière de fée est tombée sur ta copie.

Enfin, je travaille sur ma capacité à accepter l’échec. Ne pas réussir ne veux pas dire être incapable. C’est difficile quand tes mécanismes te poussent à te dévaloriser dès que tu ne fais pas quelque chose de parfait (a.k.a tout le temps). C’est un travail de longue haleine que de se dire que si ça rate, c’est pas grave, on a appris et la prochaine fois, ça ne marchera peut-être toujours pas mais ce sera mieux.

Je ne sais pas si vous vous sentez concerné par ce genre de problème, mais je suis curieuse de vos retours si c’est le cas.
Je travaille encore sur la confiance en mes compétences, mais je dois dire que mon environnement professionnel m’aide globalement car j’ai des collègues généreux de compliments sur les tâches accomplies. C’est pas mal pour booster un peu l’égo :).

Du love,

Alex

7 commentaires sur “Comment le syndrome de l’imposteur m’a fait perdre confiance en moi.

  1. Hello !
    Moi aussi je suis en plein dedans.
    Je me suis acheté un agenda qui porte le doux nom « Tant de réussites à célébrer » et je m’oblige tous les jours à écrire mes petites réussites du jour, petites ou grandes, en m’interdisant d’écrire que c’est du au hasard ou à la chance.
    Quand j’ai un coup de mou, je relis quelques pages… ça me redonne un peu confiance en moi.

    Le plus dur est de si tenir…

    Aimé par 2 personnes

    1. Oui moi aussi j’avais essayé après avoir lu un livre de développement personnel de faire chaque soir le point sur trois moment de kiff dans la journée mais ça fait longtemps que je me suis pas prise au jeu j’avoue 🙃 courage on va s’en sortir !

      J'aime

  2. Oh que je te comprends totalement!
    Je crois que j’y suis complètement, un comble pour un entrepreneur que je suis (enfin, si on peut appeler ça un entrepreneur).
    Je tente encore de ne le nommer sans encore de l’accepter malgré mes échecs professionnels (pas vraiment des échecs, en fait si on relie bien :-D). Quand c’est conjugué avec de l’hypersensibilité, et bien je suis verni avec les angoisses de temps en temps!
    Heureusement, j’ai une super coach qui va m’aider à faire le point sur tout ça et à envisager un avenir professionnel plus serein. (ce qui n’est pas du tout le cas pour l’instant).
    Je note l’histoire de carnet de points positifs si j’arrive à les reconnaitre 😀

    Aimé par 1 personne

    1. C’est compliqué au début, avec les enfants on avait commencé par un et on en avait rajouté au fur et à mesure (quand je faisait de l’animation) c’était plus facile 😊.
      Courage on va s’en sortir !

      Aimé par 1 personne

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